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CE QUE MANGENT LES
COCHONS
De nombreux éleveurs fabriquent eux-mêmes leur aliment. Cela concerne le tiers des aliments pour porc du marché français. Et on compte de plus en plus d'éleveurs intéressés par ce système. En effet, aucune matière première n'est plus compétitive que les céréales produites sur l'exploitation : leur consommation par l'atelier porcin est plus rentable que leur vente. C'est pourquoi la fabrication d'aliment à la ferme s'est développée dans les régions de grandes cultures : Normandie, Centre, Bretagne et Aquitaine, principalement. Le blé, d'une valeur nutritionnelle constante et d'une bonne digestibilité, est la matière première la plus utilisée. Le choix des produits dépend aussi des cultures régionales : par exemple, le maïs est très compétitif dans le Sud-Ouest, en Bretagne et en Alsace. S'inscrivant dans un souci de traçabilité,
un arrêté fixe les règles relatives à l'agrément
et à l'enregistrement des établissements de fabrication
d'aliment à la ferme. Les Associations inter-régionales
des éleveurs fabricant à la ferme (AIRFAF) ont mis en place,
dans chaque atelier de fabrication, un guide de bonnes pratiques et un
suivi de la qualité. AIRFAF a déposé une marque collective
Aliments fabriqués à la ferme. Ses objectifs
: maîtriser les coûts de production, fabriquer un aliment
de qualité à base de céréales, garantir la
qualité du porc élevé et assurer la sécurité
alimentaire du consommateur, préserver l'environnement, la santé
et le bien-être animal et enfin, faciliter les conditions de travail
et assurer la sécurité des personnes travaillant sur le
site. Pour être autorisé à utiliser la marque Aliments
fabriqués à la ferme, l'exploitant s'engage à
disposer d'un atelier de fabrication performant et validé par AIRFAF,
maîtriser le suivi de qualité des matières premières,
conserver les documents permettant la traçabilité des produits.
A travers AIRFAF, il bénéficie d'un soutien technique et
de l'appui d'une équipe d'experts. |
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