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GÉNÉTIQUE
Quarante ans de génétique porcine
Lamélioration génétique
porcine française commence au début des années 60.
Au sortir de la guerre, il fallait augmenter la production, fournir des
produits bon marché en abondance et moderniser l'agriculture.

A gauche, un verrat de race Landrace. A droite,
un verrat de race Large White.
Les débuts
de la génétique : 1963
De très nombreux élevages de petite taille pratiquent leurs
activités sans objectif de sélection précis et sans
contrôle des performances, mais chaque race dispose d'un Livre Généalogique
où sont définis les standards de conformations. Le croisement
est encore perçu comme un abâtardissement. Ce contexte touche
à sa fin : en 1963, une "grille nationale de classement
des porcs selon l'aptitude à l'emploi" induit la notion
de "qualité" (un porc maigre). Les premiers croisements
visant à améliorer la qualité de la viande sont entrepris.
En 1996, la loi sur l'élevage structure l'organisation de la sélection
porcine. Le service de sélection de l'Institut Technique du Porc
est créé.
L essor
de débuts de lamélioration génétique
durant la décennie 70
La production de truies à grande échelle
entraîne alors l'organisation des "schémas de sélection
et de croisement". L'objectif est alors de produire, dans toutes
les races, des porcs maigres à croissance rapide. En 1971, les
pouvoirs publics instaurent un protocole d'agrément et de contrôle.
Ces tests annuels, publiés par l'ITP sont toujours d'actualité.
L'augmentation rapide de la diffusion de reproducteurs conduit à
une prise de conscience des risques sanitaires. C'est ainsi que les élevages
de sélection "sanitairement fermés mais génétiquement
ouverts" reçoivent des gènes extérieurs
par le biais de l'insémination artificielle, excluant toute entrée
d'animaux. Des mesures de protection sont également mises en place
dans les bâtiments et les pratiques. Un agrément sanitaire
des élevages de sélection est créé.
La qualité
de la viande devient prioritaire dans les années 80
La qualité de la viande devient le principal
objectif de sélection. L'indice de qualité de la viande
(IQV) avait été mis au point par l'Institut Technique du
Porc dès 1968, afin de répondre aux variations de qualité
du jambon cuit, dont se plaignaient les salaisonniers. Cet indice montre
de manière constante un défaut grave de la viande, à
caractère dominant, affectant des verrats terminaux utilisant la
race Hampshire.
En 1986, une méthode de sélection mise au point par l'INRA
permet d'entreprendre l'élimination du gène Hal dans les
élevages Landrace français, gène responsable de la
sensibilité au stress, de la composition corporelle et de la qualité
de la viande. C'est la première application, en France, des biotechnologies
à la sélection porcine.
Années
1990 : lorganisation de la sélection évolue
Le début des années 90 est marqué
par la création de structures qui rassemblent les groupements de
producteurs (Gène+, ADN, Nucléus
), désormais
désignés sous le signe de OSP (Organisation de Sélection
Porcine).
Les lignées hyperprolifiques sont obtenues puis diffusées
entre 1990 et 1995. Cette période voit aussi la mise en place de
l'évaluation BLUP (Best linear Unbiased Prediction), permettant
de mesurer les évolutions génétiques. En effet, pour
évaluer la valeur d'un animal, cette méthode complexe tient
aussi compte des performances des animaux qui lui sont apparentés.
La prolificité devient un objectif de sélection des femelles.
Cette orientation de sélection se généralise à
l'échelle mondiale. La France est particulièrement compétitive
et voit ses exportations de reproducteurs augmenter fortement dans les
lignées femelles
Quelle évolution
génétique aujourdhui et demain ?
Aujourd'hui, les lignées hyperprolifiques
sont une réalité du paysage porcin. Cependant, cette "course
à l'armement" a suscité des interrogations dès
la fin de la précédente décennie : jusqu'où
cela ira-t-il ? Outre le risque d'augmenter la fréquence de porcelets
chétifs, les qualités maternelles de la truie sont au centre
des interrogations. Depuis 2002, la prise en compte de ces critères
dans les objectifs de sélection des lignées femelles devient
une nécessité. 
Pour en savoir
plus :
Institut Technique
du Porc - MNE - 149, rue de Bercy - 75595 Paris Cedex 12.
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