Inauguration ministérielle et européenne

runo Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche a inauguré le 47e salon international de l’agriculture samedi matin, accompagné par Dacian Ciolos, le nouveau Commissaire européen à l’Agriculture. Pendant près de trois heures les deux hommes ont arpenté les allées de la plus grande ferme de France. Un bain de foule réussi pour le ministre qui a ainsi noué de nombreux contacts avec les agriculteurs et une occasion pour leur faire comprendre la politique conduite par le ministère depuis 9 mois. M. Le Maire s’est réjoui du caractère serein, ouvert et positif des échanges que Dacian Ciolos et lui ont eu durant la visite.

Conscient des difficultés extrêmes qu’ont connues les agriculteurs durant l’année 2009, Bruno Le Maire leur a adressé un message de soutien, témoignant de la fierté qu’il ressent pour eux : « Les agriculteurs peuvent être fiers du travail qu’ils font au service de tous les français. Nous avons besoin d’eux et nous sommes tous mobilisés pour leur permettre de vivre dignement de leur travail. Il nous revient de les défendre et de leur offrir de vraies perspectives d’avenir. »

Dacian Ciolos, ancien ministre roumain de l’Agriculture, désormais Commissaire européen a répondu présent à l’invitation de Bruno Le Maire : « en début de mandat, c’est pour moi une excellente occasion de rencontrer les agriculteurs de l’une des agricultures les plus importantes de l’Union européenne ». Soucieux de saisir les problématiques des différents pays sur le terrain, il s’est déjà rendu en Espagne, et ira prochainement en Allemagne.

Bruno Le Maire s’est également félicité du « bon déroulé » du Salon dont les allées se sont remplies dès son ouverture. Il souhaite que cet événement soit un lieu de rencontre entre la société française et son agriculture. Dacian Ciolos s’est par ailleurs déclaré « très agréablement surpris » de voir une foule si nombreuse « curieuse du monde agricole ».

Lors de leur visite au Village du Cochon, Messieurs Le Maire et Ciolos ont été interpelés par Jean-Michel Serres, président de la Fédération Nationale Porcine et Jacques Lemaître, président de l’Institut du Porc (IFIP), au sujet des difficultés sans précédent rencontrées par la filière porcine française. Après une dégustation de salaisons et charcuterie, témoins de l’excellence de la filière, le ministre de l’Agriculture et le commissaire européen ont reçu l’hommage musical de nos amis basques.

Paris en vacances au Village !

onsieur le Ministre a raison ! C'est la foule des grands jours qui se presse dans nos allées, et ce, dès le samedi matin. L'organisation attend d'ailleurs plus de 700.000 visiteurs sur les 10 jours de Salon. Un score record que n'atteignent que quelques grandes exposition d'art... en plusieurs mois ! Parisiens et provinciaux ont fait le déplacement pour venir admirer les bestiaux sur leur 31. “Nous venons de la Marne, me confie Céline, accompagnée par ses deux fils. Nous nous sommes levés très tôt pour arriver dès l'ouverture et profiter de cette journée. C'est un événement à ne pas manquer.” En tout cas, Paul et Jérémie sont bouche bée devant les porcelets et ne verraient aucun inconvénient à en pig-napper un ou deux...

Plus loin, chez les truies noires de Bigorre, tout le monde répond à l'appel du “milk bar” ! Tant les porcelets qui se précipitent sous la mamelle nourricière, que les visiteurs qui se massent devant la case pour observer - et mitrailler - le si touchant spectacle maternel. “Mais comment font-elles pour ne pas se tromper et donner à leurs petits ?” se demande Aurélie. En effet, deux mamans font case commune... et se partagent aussi la marmaille.

“Écoute, lance Laura à son petit frère, ils crient comme toi quand t'es pas content !” Le petit garçon en sera d'ailleurs pour ses frais, quand il ira se plaindre à sa mère... qui lui répondra "Mais c'est vrai !" Tu as raison François, c'est “vraiment trop injuste”.

Le concours des porcs Large White

Mâles, section 1

1er Prix, Deness (GAEC Villeneuve)
2e Prix, Elegant (GAEC Petiot)

Mâles, section 2

1er Prix, Dollar (GAEC Petiot)
2e Prix, Dartagnan (Dallas)

Prix de Championnat

Dollar (GAEC Petiot)

Soyez incollables sur les rillettes !

Chefs et élèves du Ceproc (Centre de formation des professionnels des métiers de la gastronomie) se livrent, pour votre plaisir, à un véritable marathon gourmand dans les cuisines du Village du Cochon. Hormis les dégustations de recettes suprenantes, les produits du terroir sont également mis à l'honneur, adroitement soulignés par le récit de leur fabrication.

Deux rillettes

Il existe deux types de rillettes : celles du Mans (Sarthe) et celles de Tours (Indre-et-Loire). La différence réside principalement dans leur mode de cuisson : la viande de la rillette de Tours est davantage rissolée et cuit sans couvercle, ce qui lui confère un goût de jus de rôti. Là où la rillette du Mans affirmera sa douceur, la rillette de Tours sera plus corsée.

Les rillettes sont préparées à base de viande de porc mâture : en général, des coches ayant déjà eu deux ou trois portées. La viande cuit doucement pendant près de 6 heures, ce qui transforme la fibre musculaire en une pâte onctueuse. Le gras est ensuite séparé de la viande, puis les rillettes sont mouillées et mélangées à la manière d'une mayonnaise, avant d'être moulées. Ne vous y trompez pas ! Les rillettes sont composées à 70% de viande maigre et contiennent des lipides de qualité (acides gras essentiels).

À la pousse cochon !

ous le savez, maintenant, depuis le temps que nous nous connaissons, qu'au Village du Cochon, on aime bien rire et s'amuser. Ce lundi midi, autour du ring porcin chauffé à blanc par Élodie notre animatrice de choc, si on pleure, ce n'est pas de peine ! Bien au contraire, tout le monde, de 7 à 77 ans (voire plus) est prêt à franchir le pas pour s'essayer au grand art du gymkhana porcin, digne d'une finale d'Intervilles.

Mais késako ?

Comme pour un parcours d'agility canine, un circuit est matérialisé par plusieurs obstacles dont le franchissement est obligatoire : sortie de case, slalom entre les bottes de pailles, tunnel, passage sous la table, re-slalom, pour finir dans le chariot de pesée, le chronomètre étant arrêté lorsque le poids de l'animal est donné. Le but du jeu, vous l'aurez compris, est de guider la cochette au moyen de plaques de bois... et d'aller le plus vite possible. Nos éleveurs ont certes mis le juge de paix très haut avec un temps de 58 secondes, à comparer avec celui de Léo et sa maman, totalement novice en la matière, avec leur 2 minutes et 45 secondes. Peu importe si l'on gagne, l'important étant de s'amuser !

Cela vous tente ? revenez demain, même lieu (ring porcin), même heure (entre midi et deux) ! L'occasion de s'en tailler une belle tranche... de rire !